Rythmique corporelle…. ou solfège corporel?

Lors du stage de Bramans, une réflexion m’a percutée. Mon travail tient-il de la rythmique corporelle ou du solfège corporel?

À la réflexion, le mot « solfège  » faisant toujours aussi peur, peut-être l’ai-je occulté dans les présentations que j’ai faites de mon travail. Il est vrai que j’utilise beaucoup de codages et schémas corporels permettant à chacun de se retrouver dans les complexités des musiques à temps binaires, ternaires et combinés. Mais j’espère aussi que mon travail va au-delà de cette problématique de la division du temps, et que mon travail sur l’ancrage au sol, sur la perception de l’espace, sur l’élan physique est une évidence pour ceux qui travaillent avec moi.

Si vous avez une opinion sur le sujet, parce que vous avez une expérience personnelle de ce travail ou parce que vous avez fait un stage qui vous a éclairé , n’hésitez pas à la formuler ici ou sur le forum, tout partage sera bienvenu.

Une réflexion au sujet de « Rythmique corporelle…. ou solfège corporel? »

  1. A mon avis le stage de Stéphanie est foncièrement de la rythmique corporelle. Bien qu’il puisse nous y aider, il ne vise pas spécifiquement à nous faire apprendre le solfège. Le solfège est une science abstraite, une codification de l’univers complexe de la musique. Pédagogiquement, il est sans doute efficace de l’enseigner par la voie pratique d’exercices corporels qui facilitent l’apprentissage intellectuel. Mais le stage de Stéphanie me paraît axé avant tout sur le corps, sur le rythme comme mode de notre existence corporelle dans le temps. Chacun de nous a son rythme vital, rythme sanguin et respiratoire, rythme du mouvement, de la parole et de l’action, tout cela qui nous constitue et nous exprime nous-mêmes, et qui caractérise notre personnalité. Fatigue, contrariétés, trépidation de la vie moderne, nos rythmes sont fréquemment perturbés, souvent à notre insu; nos blocages peuvent aussi être dûs à des événements de notre passé. La rythmique corporelle de Stéphanie ne se mêle pas de psychologie mais elle met notre corps sous le contrôle de la conscience et l’aide à trouver son juste fonctionnement en éveillant son sens du rythme. Si les exercices ont la musique pour support naturel, notamment par l’apprentissage de chansons, il ne s’agit pas ici de solfier, mais de rythmer. Cette rythmique vivante est jeu, voire jonglerie, et nous offre une initiation à la danse, comme l’a prouvé la brillante démonstration finale de Sophie et d’Anne-Sarah.
    >
    > Philippe

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